PRESYNCOPE

'Regarde les ombres/ Un tableau abstrait/ Et ce soleil/ Quelle merveilleuse journée/ Comme la vie est étrangement brève/ Elle a une telle densité que je vois tout clairement/ Tout ce qui meurt a eu une intention/ Un léger vertige/ Je ne suis pas au bon endroit/ Je ne puis me défaire de l'idée que je ne suis pas au bon endroit/ Le temps est désarticulé/ Tant d'espace/ Ce vide/ Ridicule/ Je me vois/ Regardez-moi/ Et puis cette solitude/ [...]'

Fragment: PRESYNCOPE (K, a Society)
Dans PRESYNCOPE, une caméra descend lentement et régulièrement le long de la façade d'un haut immeuble de bureaux. Le sol se rapproche petit à petit. Pendant ce temps-là, nous entendons une voix posée énoncer les idées et impressions d'une personne en train de tomber. Ce monologue intérieur contient des bribes de souvenirs de l'existence qui a précédé la chute, des détails triviaux de la journée de travail passée, d'étranges considérations sur l'action même de tomber et sur le monde... Le travelling s'arrête au moment où la caméra touche presque l'eau au pied de l'immeuble.

L'état de présyncope se caractérise par des étourdissements, un relâchement musculaire et l'impression de perdre conscience (contrairement à la syncope, où la perte de conscience est réelle). Chez de nombreux patients, l'étourdissement est un symptôme d'hypotension orthostatique ; cette dernière consiste en une chute de tension se présentant lorsque le patient passe de la position assise ou couchée à la station debout. Si une perte de conscience intervient dans ces conditions, on parle de syncope. (source: Wikipédia)

PRESYNCOPE fait aussi partie de K, a Society (2010).
Concept & mise en scène: Kris Verdonck
Dramaturgie: Marianne Van Kerkhoven (Kaaitheater)
Voice-over: Jonathan Burrows / Jobst Schnibbe / Tawny Andersen / Hendrik De Smedt / Jean-Benoît Ugeux
Camera et editing: Vincent Pinckaers
Design son: Thomas Turine
Construction: Dries Leerschool
Image processing: Massimiliano Simbula
Production: A Two Dogs Company
Chargé de production: Hendrik De Smedt
Assistante de production: Karolien De Bleser
Administratrice: Han De Meulemeester
Coproduction: Theater der Welt 2010 (DE), Transdigital (Interreg), Kunstencentrum Vooruit (BE), Productiehuis Rotterdam / Rotterdamse Schouwburg (NL), Kaaitheater (BE)
En cooperation avec: Schauspiel Essen (DE), Le manège.mons (BE) et Technocité (BE) dans le cadre de Transdigital
Avec le soutien de: les autorités flamandes, la commission de la communauté flamande (VGC), la région de Bruxelles-Capitale
Remerciements à: Marc Leunen, Heidi Janssens & rvp
« Verdonck construit avec son K, a Society un univers multimédia respirant l'aliénation qui est tellement typique du monde littéraire de Kafka et qui se rencontre aussi de plus en plus souvent dans notre propre société. L'isolement social où se retrouvent nombre de gens, (paradoxalement) en raison de la surabondance de technologies de la communication, est le point de départ des différentes installations. Verdonck y oscille avec verve entre critique de la société, humour et esthétique impressionnante. Il se montre un manipulateur magistral de la caméra et des sources sonores et de lumière (allant du feu à l'électricité). […] La beauté des images est fascinante, tandis que leur teneur décontenance. Verdonck nous montre comment la technologisation peut mener à une falsification des émotions et des expériences. »
Els Van Steenberghe sur Knack.be, 21/07/2010

« Kris Verdonck s'est laissé inspirer par l'œuvre de Franz Kafka. Il ne s'agit pas d'une visualisation ou d'une illustration des récits de l'auteur, mais d'une transposition en images très réussie d'un univers animé par le "souffle" de Kafka. [...] En parcourant au hasard les installations, nous faisons l'expérience d'images captivantes qui sont également réjouissantes. L'oppression est espiègle par moments, mais la menace reste pesante. Et nous ressentons un plaisir esthétique – quoique ambigu – face à cette représentation de systèmes d'oppression kafkaïens pour l'homme. Un sourire satisfait aux lèvres, nous nous réveillons véritablement d'un mauvais rêve. Il était accablant, mais aussi d'une beauté insaisissable. »
Tuur Devens dans Theatermaggezien, 02/04/2011
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DE Essen Theater der Welt 2010
10 > 12/09
NL Rotterdam De Internationale Keuze 2010
10 > 12/11
BE Gent Kunstencentrum Vooruit
26 > 27/02
BE Brussels Performatik [Kaaitheater]
21 > 26/03
BE Mons Festival Via [manège.mons/CECN]
23 > 26/06
NL Breda Chassé Theater
09 > 11/02
CA Québec Mois Multi [Studio d'Essai]
18 > 21/12
BE Brussels Kaaistudio's
28/09 > 05/01
TW Taipei Taipei Fine Arts Museum
  • PRESYNCOPE - © A Two Dogs Company
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