HUMINID

Dans HUMINID une créature mi‐humaine, mi‐marionnette s’adresse à nous de manière directe : à mi‐chemin entre être humain et objet, entre vie et mort. Est‐ce un être humain qui souhaite devenir une marionnette, un objet ou est‐ce le contraire ? Dans Faust II (1832), Goethe décrit comment Méphistophélès et son assistant Wagner engendrent une petite créature artificielle dans une fiole. L’homoncule qui apparaît ici est à la fois fiole et créature, matrice et embryon. Il se compose de matière morte, appartient au non‐être, mais son cœur bat et il respire. Il est inachevé. Il grandit dans sa gaine et souhaite « devenir », mais parallèlement, la science ne lui offre pas de viabilité en dehors de sa fiole. Il parle sans relâche. Il n’existe qu’à travers le langage. Le comédien Johan Leysen n’est pas présent en direct, mais a prêté sa voix et son image au texte inspiré de 'Sans' de Samuel Beckett.

HUMINID fait partie de ACTOR #1. Dans le travail de scène Kris Verdonck, la relation entre l'homme et l’objet, entre l’être vivant et la matière est centrale. C'est également ce que l'on retrouve dans ACTOR #1 (MASS, HUMINID, ACTOR #3 + epilogue de Jean-Paul van Bendegem). ACTOR #1 parle de ‘devenir’: de ce qui est a été créé, de ce qui est créé et de ce qui pourrait être créé. Trois variations sur le passage du chaos à l'ordre. 
Les trois parties du spectacle sont présentées dans des espaces différents.
« Verdonck nous montre comment une machine peut émouvoir et combien nous sommes prompts à lui attribuer des traits humains. [...] La performance en trois volets nous soumet un concept sérieux, la question de la création. Verdonck fait même davantage ; avec ACTOR #1 il ouvre sur scène un débat qui va au-delà de notre création : le théâtre sans êtres humains est-il possible ? Il exprime visuellement tout le poids du concept. Les trois "situations" qu'il nous propose, sont moins fascinantes que celles de son END apocalyptique, mais elles n'en sont pas moins stimulantes. Et tout commence par la stimulation. »
Sarah Vankersschaever dans De Standaard, 19/01/2010

« Kris Verdonck révèle les limitations de l'homme et de la machine dans Actor #1 **** 
[...] Dans une certaine mesure, Actor #1 exprime la quête d'un nouveau type de vie ; des gaz en ébullition de Mass, nous passons à une poupée à moitié vivante dans Huminid ou à un robot dans Dancer #3. Après ce dernier, nous avons la certitude que nous ne pourrons jamais accéder à "l'univers mental" de ces machines ou des processus naturels. Nous les observons, c'est tout. »
Pieter T'Jonck dans De Morgen, le 21 janvier 2010
Concept & mise en scène: Kris Verdonck
Dramaturgie: Marianne Van Kerkhoven (Kaaitheater)
Performeurs (en film): Johan Leysen, Jean Paul Van Bendegem
Construction: Sylvain Spinoit, Atelier 26, Steven Blum
Software & electroniques: Félix Luque
Création son: Thomas Turine
Vidéo: Vincent Pinckaers
Création lumière:
Luc Schaltin (Kaaitheater), Kris Verdonck
Chargé de production:
Hendrik De Smedt
Production: Margarita Production pour stilllab vzw
Coordination technique: Colin Legras
Coproduction: Kaaitheater (BE), Kunstencentrum Vooruit (BE), Buda Kunstencentrum (BE), Le manège.mons/CECN (BE), Transdigital/TechnocITé (BE)
Projet initié par: La Chartreuse (FR) dans le cadre de sa politique de recherche sur le robot et le théâtre
Recherche scientifique: Jean-Jacques Cassiman, Dirk De Ridder, Philippe Fraisse, Jean Paul Van Bendegem, Dirk Van Hulle
Avec le soutien de: les autorités flamandes
Remerciements à: Atelier 26, Acapella digital voice, Arne Vanneste, LIRMM (FR), Luc Steels
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