ETE 2019

     
    SOMETHING (out of nothing) // Une production de A Two Dogs Company (BE), ICK (NL) 

    14-17/08 Kampnagel, Hamburg(DE)

    10/01/2020 De Meervaart, Amsterdam(NL)
    08/02/2020 Westrand, Dilbeek


    Spectacle de dance 

    Quelle est la place de l'homme dans un monde où la catastrophe écologique et la technologie remettent fondamentalement en cause cette dernière ? Le nouveau spectacle de Kris Verdonck explore l'état physique et psychique de l’être humain face à l’extinction imminente. La combinaison d'un désir implacable de profit et de croissance associé aux progrès technologiques, a déjà réduit l'homme à un objet jetable. La prochaine étape sera de rendre inhabitable le paysage dans lequel nous vivons. Que reste-t-il après l'élimination sociale, économique et écologique? Les danseurs et les machines présents dans Something (out of nothing) ne sont souvent que des silhouettes ou des ombres. Ce sont les fantômes résultant de la dynamique destructrice entre l’humanité et le paysage. Dans le spectacle ce dernier est matérialisé par de grandes sculptures gonflables, des bruits interprétés la violoncelliste Leila Bourdreuil et des percussions automatisées.
    Une ou plusieurs installations sont présentées dans un environnement muséal en parallèle avec le spectacle. Des objets performatifs créent le même environnement dans le white cube comme dans la black box. Le théâtre se prolonge dans le musée et vice versa.

    Bas de Brouwer
    ©Bas de Brouwer


    DETAIL

    28/08-01/09 Kunstfest, Weimar(DE)

    Installation


    Le soleil brillait, n'ayant pas d'alternative, sur le rien de neuf.
    (Samuel Beckett, Murphy)

    L’installation DETAIL met en scène un bloc de rocher massif accroché au plafond. La pierre est suspendue à un câble en acier relié à un roulement à billes lui permettant de tourner entièrement autour de son axe. Le roulement à billes est mis en mouvement par une roue en acier qui tourne grâce à un moteur électrique. Ledit moteur électrique est alimenté par des panneaux solaires. Cette véritable chaîne mène à une situation somme toute assez simple : quand le soleil brille, le rocher tourne sur son axe. Lorsque la pierre se met à tourner, parce que le soleil brille, le mécanisme revêt aussi quelque chose d’inexorable : le fatalisme d’un monde qui doit et va continuer à tourner. Comme un mobile à énergie solaire. Une image surréaliste doté d’un soupçon de danger qui ne manque pas de fasciner.

    L’ensemble de la structure technique (complexe) n’a pas d’autre fin que la « poésie » de laisser flotter et tourner le lourd colosse. DETAIL est en ce sens une utilisation inutile de connaissances et de matériel, ce qui renforce son caractère étrange. On peut toutefois poser la question de savoir si bien d’autres développements que nous nommons « progrès techniques » aident réellement notre monde. Le potentiel de destruction d’algorithmes, de processeurs, de moteurs et d’armes toujours plus gros, plus rapides, plus efficaces et automatiques s’exprime au quotidien dans les guerres et l’éreintement de notre planète. Que nous apporte la connaissance technologique, nous permet-elle de gérer les problèmes – en partie provoqués par les « progrès technologiques » – propres à notre époque ? DETAIL est dans cette optique peut-être un peu immobile : comme figé, suspendu dans les airs, à faire des petits ronds sur place dans le vide.

    DETAIL 15032019 final
    ©A Two Dogs Company


    MASS #2

    13-22/09 Scopitone 2019, Nantes(FR)
    05-06/10 Nuit Blanche 2019, Brussels

    Installation

    MASS #2 est un paysage poétique en mouvement. Une masse grise comme le graphite adopte le doux mouvement de l’eau. La matière semble légère et lourde à la fois. Comme lorsque des plaques tectoniques glissent l’une sur l’autre, des montagnes et des vallées apparaissent sous les yeux du spectateur pour disparaître instantanément. Un paysage vivant, de la géologie dans un accéléré.

    MASS #2 était un élément de Conversations (at the end of the world). Le paysage gris y forme l’environnement où les acteurs se trouvent. Cet environnement est si déterminant qu’on peut lui donner le titre de personnage principal. C’est une entité qui n’accepte aucun égal. Le mouvement du paysage commande le rythme et représente la catastrophe à venir. Les personnes qui se trouvent dans le paysage n’ont pas d’autre choix que d’en tenir compte pour finalement y disparaître. Une beauté solitaire reste sur place avec de nouvelles règles, au-delà de l’humain. Le temps et la langue ne sont plus. MASS #2 est le passage perpétuel de l’existence à la disparition puis de nouveau à l’existence, une métamorphose éternelle et imprévisible du chaos en ordre.

    KRIS VERDONCK CONVERSATIONS KVRANCKEN 2017 8703
    ©Kristof Vrancken

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